‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 240 sur 400 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Le DUC, DESTOUCHES.

LE DUC

Diable 1 mon clier Destouches, quel caractère vous inontrez ! II faut que vous soyez de bronze pour avoir résisté à l'accueil de la princesse.

DESTOU CHES , en lianl.

Et surtout à ses épigrammes indirectes.

358 ff LA PRINCESSE DES URSINS.

LE DUC

Oui, quand elle a parlé des obscurs envoyés. — Savez-vous que tout cela commence à être inquiétant. Ce désir qu'elle a de savoir vos secrets ; certaine inquiétude vague que je lui trouve depuis hier; voti'e subite arrivée à Quadraquez et ce que m'a dit Caméléone, pourraient bien nous faire préjuger une disgrâce.

DESTOUCHES, ironiquement.

Et cette disgrâce vous effraie beaucoup, par intérêt pour elle?

LE uuc.

Et pour moi, de par tous les diables ! et ne savezvous pas que je dois épouser un gouvernement en épousant sa nièce?

DESTOUCHES

La jeune personne m'a paru charmante.

LE DUC

Oui , elle ne me paraîtra pas très-mal , si la tante ne nous apporte pas à la noce une figure en disgrâce.

DESTOUCHES

Mais vous n'aimez donc pas du tout cette jeune La Trémoille ?

LE DUC

Si; comme on peut aimer une petite fille qui sort du couvent, qui n'a rien vu, et qui est incapable de m'apprécier.

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