ACTE III, SCENE IX
La marquise, U: DUC, DESyOUCHES.
LA MARQUISE, appelant.
Quelqu'un! ( Un domestique entre.) Arrivez-doiic! — Qu'on apporte des sels d'Angleterre! j'éprouve une émotion....
LE DUC
Quoi donc! la princesse se trouverait-elle mal ? Votre effroi, votre sensibilité...
LA MARQUISE
Ahî mon cher duc, si vous saviez...
LE DUC
Je le vois, elle vient de recevoir une nouvelle fâcheuse. ( j4 Destouches. ) Hein? quand je vous disais....
LA MARQUISE
Au contraire, une lettre du roi charmante, pleine des plus tendres protestations. — Que la princesse est heureuse d'avoir un tel ami î
LE DUC
C'est tout simple ; une femme si aimable! Je l'ai dit cent fois; elle conservera toujours sa faveur,
DESTOUCHES, bas au duc.
Voilà une lettre qui rend bien des appas à la petite.
LE DUC, bas à Destouches.
Elle est adorable; et, c'est une affaire décidée, j'épouse.
LA MARQUISE, avec impatience'
Eh bien! l'on ne m'apporte pas.... ? Que ces genslà sont insupportables! Cette chère princesse; c'est
36o LA PRINCESSE DES IJKSINS.
qu'elle est dans une agitation !... et je crains que cette
vive émotion ne nuise à sa santé.
LE DUC
Mais certainement, bonne marquise. Que vous êtes prévoyante ! ( Un domestique apporte les sels. ) Ah ! je vous accompagne; je veux partager vos soins obli géants, et prendre part à la joie de notre aimable princesse.
(Ils sortent. )