‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 286 sur 400 · ÉLÉONORE, LÉON · texte numérisé non relu

ÉLÉONORE, LÉON

LÉON

Quel bonheur pour moi de vous avoir rencontrée!

ÉLÉOjyORE.

Je suivais ma tante avec monsieur Destouches ; mais elle marchait d'un tel pas dans cette longue galerie , ([ue, dans la foule, je Fai perdue de vue.

LÉON

Moi, je l'ai trouvée dans l'antichambre de la reine; elle était d'une pâleur!... et ce monsieur qui nous a ])romis que le duc ne vous épouserait pas, l'accompagnait encore.

ÉLÉONORE

Eh bien ! ce Français nous a tenu parole ; vous savez, Léon, que le duc m'a refusée.

LÉON

je sais que l'étranger est au nombre des ennemis de votre tante , et qu il a contribué à sa disgrâce.

ÉLÉONORE

Eh bien! j'aime mieux cet ennemi-là que tous nos anciens amis ; au moins c'est un ennemi qui ne vous abandonne pas , et qui vous console.

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