‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 310 sur 400 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

SALVADOR, DESTOUCHES, L'HUISSIER, La PRINCESSE.

La PRIJN' CESSE, fait un mouvement en le voyant s avancer.

Quel nouveau malheur avez-vous à m'annoncer?

SALVADOR

L'intérêt que je prends à votre altesse

LA PRINCESSE, ironiquement.

Vous m'en avez donné des preuves : que voulez-vous.'

SALVADOR

N'ayant pu empêcher l'exécution des ordres tle la

reine , j'ai essayé au moins de les adoucir par les égards que l'on doit à l'infortune.

LA PRINCESSE

Je vous dispense de tant d'égards. Quels sont ces ordres ?

SALVADOR

De monter à l'instant en voiture. Le capitaine des gardes était chargé de l'exécution de cette mesure rigoureuse ; mais mon humanité, ma religion m'ont prescrit d'aller supplier la reine pour qu'on vous épargnât cet appareil militaire....

LA PRINCESSE

Vous avez eu tort; mais cet ordre ne peut être encore signé du roi....

SALVADOR

Non , madame. Mais voici une injonction au capitaine des gardes d'exécuter tous ceux de la reine.

(Il remet rordie à la princesse.) LA PRINCESSE.

Il suffit. — O Philippe!., et ne puis-je savoir quelle est ma destination ?

SALVADOR

C'est un secret pour moi-même.

DESTOUCHES, bas à la princesse.

Il VOUS trompe, il le sait; mais rassurez-vous, vous serez conduite sur les terres de France.

LÉON

Nous allons tous vous y rejoindre.

DESTOUCHES

Mes vœux vous y accompagneront.

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