SCÈNE IV
Le comte, EDOUARD, Ma^damk DC^RMOîS.
L F C () JM T E , à Étluuard.
Ou m'attend.
Kl) 01 A RD.
De gronder que j'aurais l)ien l'envie ! Je vais vous embrasser.
LE C O M T f! , a madame Dormon.
Bon jour, chère Emilie!
MADAME I) OR MO y.
Votre santé, monsieur?...
LE COMTE
Moi, je me porte bien.
D'échapper aux docteurs j'jii trouvé le moyen : Sobriété, travail et longue promenade....
EDOUARD
La notre sera bonne.
LE COMTE
Allons, mon camarade, Nous commençons dabord par les cours du château. Torne IX. Jî
/if)8 LE COMPLOT DE FAMILLE.
( A inatlami' Dormou. )
J'ai, pour le rebâtir, un projet tout nouveau. Vous, qui peignez si bien les sites romantiques, Pressez-vous de saisir mes tourelles gothiques; Si le séjour eïi est humide et très-mal sain , Tieur aspeet est charmant, placé dans un dessin.
EDOUARD
Dépeche-toi, maman; car on va les abattre.
Le comte.
Il est vrai, je les mets à bas toutes les quatre. Je ne puis sans frémir contempler ces donjons Qui n'étaient, après tout, que de vastes prisons. Où de plus d'un tyran la puissance usurpée Fit périr l'innocent par le droit de l'épée.
II A DAME DO RM ON
Dans ce temps le plus fort avait toujours raison.
LE COMTE, amèrejncnt.
Oui : c'était le bon temps. '
EDOUARD
Qui n'était pas trop bon.
LE COMTE
Allons, mon cher enfant, mettons-nous à l'ouvrage.
EDOUARD
Je vais bien travailler! Je me sens un courage....
Mais à propos, monsieur, avez-vous vu Durand
LE COMTE
Il serait de retour notre cher intendant ? Je l'avais à Paris envoyé pour affaire : Son arrivée ici me paraît singulière!