ACTE II, SCENE VI
LE C0 3ITK.
Ail! je ne chasse plus; Dans mes droits de seigneur j'ai trouvé tant d'abus.
LE DUC
Comment donc, votre meute?...
Est tout-à-fait détruite.
LE DUC
Ne puis-je d'un chevreuil essayer la poursuite?
LE COMTE
Non.
L E P U C , à part.
C'est trop fort !
LA MARQUISE, au duc.
Mon fils saura tout rétablir.
LE COMTE
Votre fils! qu'est-ce à dire?
LE BARON, à part , à la marquise.
Il faut vous contenir.
LE COMTE
Quand votre fils, madame, aura mon héritage, Il le fera valoir mieux à son avantage ; Mais comme il ne l'a pas , et qu'il peut l'avoir tard , Je puis, en attendant, en jouir pour ma part.
LE DUC
l^e cher oncle a raison , dans sa terre il est maître; Et pourrait à son gré tout culbuter peut-être;
( Bas à la marquise. )
Mais ce qu'il fait est bien. Il faudra l'enfermer.
Vous n'avez pas cessé, cher neveu, de m'aimer , Et j'en suis bien content.
LE DUC
Oh! pour aimer, je jure...
LE COMTE
A propos, nous verrons ma nouvelle cuUure. Oui , cela nous fera passer quelques instants. Vous comptez avec moi rester beaucoup de temps?
LA MARQUISE
Mais nous ne savons pas.
LE DUC
Selon la circonstance.
LE COMTE
Mes nouveaux procédés s'étendront dans la France ; Et je pourrai bientôt, avec un peu d'argent, Des horreurs de la faim préserver l'indigent.
LA MARQUISE, bas au baron.
Vous entendez, baron?
LE BA RON
Oui, toujours sa manie.
LE COMTE
Que vous devez trouver cette terre embellie! Ces grands arbres taillés, ridicule ornement, Sont abattus; et là, j'ai le plus beau froment....
LE DUC, liant.
Froment!
LA 31 A II Q U I S E , au liaion.
Du beau froment !