ACTE U, SCENE VI
L i; B A aoN, •' i''"i-
Qu'il a le yoùl ignoble!
LK DUC
Mais ils offraient pourtant un aspect assez noble; Et donnaient à l'esprit de très-grands souvenirs.
LE COMTE
J'ai d'une autre façon rétabli mes plaisirs; Et comme le conseille un poète admirable, Je réunis, ici, l'utile à l'agréable.
LA MARQUISE
C'est pourquoi vous avez supprimé vos étangs ;'
LE COMTE
Ils étaient dangereux j)Our tous nos habitants;
A leur place j'ai fait de riantes prairies ,
Qui, tous les ans au moins, seront deux fois fleuries,
Car d'écouler les eaux j'ai trouvé le moyen:
La chose est difficile, et je l'entends très-bien.
LA MARQUISE, toujours iioniquenifut.
Vous avez des talents, monsieur, de toute espèce.
L E COMTE, gravement.
Qui seront pour mes fils des sources de richesse.
LA MARQUISE
De notre race ainsi vous êtes le premier Qui, pour se distinguer, soit devenu fermier.
Ï-E COMTE
On ne déroge point en cultivant sa terre.
LE DUC
Nos aïeux autrefois ont préféré la guerre.
( A part , à la marquise. )
Allons , le très- cher oncle est le premier des fous.
LA MARQUISE, au duc.
Qui ruine mon fils par ses bizarres goûts.