‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 35 sur 400 · SCÈNE XVJ · texte numérisé non relu

SCÈNE XVJ

VERSAC, RELAMI.

ViLRS AC , à part.

M'a-t-elle assez persiflé? j'enrage !

BKLAMI.

Que vous devez aimer madame, pour le soin qu'elle prend de votre santé 1

VERSAC, à part.

A l'autre !

BELA MI

Avec les leçons d'escrime que je vous donnerai le matin , et les bons conseils que madame vous donnera le soir, nous ferons de vous un jeune homme accompli.

VERSAC

Vous comptez donc me retenir ici long-temps?

54 i;OFFICIER ENLEVE.

BÈLAM I.

Mais, si j'en crois ce que m'a dit monsieur votre père , vous nous resterez toujours.

C'est très-bien. [A part.) Le père est du secret! on a des projets.

BELAM I.

Il prétend que cette retraite vous fera tout-à-fait changer de caractère.

VERSAC

Et votre maîtresse a fcien voulu se charger de la cure.

BELA MI

Les femmes réussissent toujours mieux : je le sais par moi. Cette petite Rosette m'a tout-à-fait tourné l'esprit. Autrefois je ne rêvais que gloire, je ne songe pkis qu'à madame la concierge.

VERSAC

Et vous allez l'épouser?

BELAMI.

Oui , grâce à madame la marquise.

VERSAC

( Haut. ) Elle est marquise ! ( A part. ) Je ne savais pas encore cela.

BELAM T.

Vous me faites toujours trop parler : maintenant voilà que tout est découvert ; car on m'avait bien défendu de vous dire qu'elle était votre cousine.

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