SCÈNE YII
EDOUARD, Madame DORMON.
MADAME DORMON.
D'où viens-tu donc, mon fds?
EDOUARD
De tenir mon école.
En présence du comte. Oh! pas une parole. Je sais bien contenir mon petit régiment: Mon ami de nous tous s'est trouvé si content. Qu'il m'a. promis.... devine?....
MADAME DORMON.
Un instrument utile.
EDOUARD
Batli! bien mieux que cela. Je te le donne en mille! Il va faire dresser le petit alezan *
Qui sera pour moi seul. Hinl qu'en dis-tu, maman?
MADAME DORMON.
Il a trop de bonté.
EDOUARD
C'est lui qui doit m'apprendie A. le bien gouverner. Mais je vaig le surprendre. Car Dubois en secret me fait souvent monter; Et, sans avoir appris, va, je sais bien trotter. Mon ami, dans un mois, veut que je l'accompagne; Nous irons tous les deux parcourir la campagne : Quel bonheur! quel plaisir! ah! déjà je me vois Ferme sur mon cheval, galoper dans les bois.
MADAME DORMON.
Songe, mon Edouard, qu'il faut de la prudence.
EDOUARD
Adieu tous les jouets de ma trop longue enfance ; Je suis un homme , moi !
MADAME DO R MON
Cette, vivacité Me rappelle son père.
EDOUARD
, Ah! de ma liberté
Je sens déjà le prix. Bientôt viendra l'escrime : Tiens, d'y penser, maman, un certain feu m'anime..
MADAME DORMOIV, émue.
Cet exercice-là , vous le prendrez plus tard:
Ah! pourquoi faut-il donc qu'on en ait fait un art!
EDOUARD
A propos! j'oubliais.... j'ai quelque chose à faire; EP'd'un nouveau travail j'étonnerai mon père.