‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 359 sur 400 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Le comte, seul.

Si contre le malheur mon ame est affermie. Je dois cet avantage à la philosophie.

On peut se résigner, en comprimant son cœur, A supporter ses maux sans montrer sa douleur... Je vais voir mon neveu. Ne faisons pas connaître Que de l'ordre du roi j^ suis devenu maître. S'il sait que du projet je suis instruit déjà. Sur le reste du plan l'éto-urdi se taira... Non, le duc est un homme à ne pouvoir se taire; Et, sans trop le presser, je saurai le mystère. Des autres pourrait-il conserver le secret. Lorsque contre lui-même il est plus qu'indiscret?

fî64 LE COMPLOT DE FAMILLE.

C'est un fat qui dit tout , qui souvent vous offense , Moins par méchanceté que par inconséquence. Je le vois qui s'approche : allons, contraignons-nous; Et, sous un air riant, déguisons mon courroux.

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