‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 381 sur 400 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Le comte. Le DUC.

LE DUC

Comme il a l'air sévère !

A présent qu'on m'a dit qu'il est millionnaire , Je ne sais pas pourquoi je tremble à son aspect ; Tout, jusqu'à son liabit , m'inspire du respect.

LE COMTE

Eh bien! mon cher neveu, vous me semblez bien sombre!

LE DUC

Oui, ma gaîté souvent disparaît comme une ombre. Je suis bien malheureux d'avoir de la raison.

LE COMTE

Comment ! vous en avez ?

LE D U C , en riant.

Pas pour un million.

Non , je ne fis jamais de sottise pareille : En venant en ces lieux, j'ai cru faire merveille; J'étais ambassadeur... quand Durand, par un mot , M'a prouvé clairement que je n'étais qu'un sot. Je dois payer les frais de mon étourderie.

LE COMTE

Mais vous n'êtes donc plus certain de ma folie ?

LE DUC

Vous, mon oncle , à présent vous êtes un Caton.

LE COMTE

Ah ! j'ai repris mes droits à votre affection ?

Page 1