ACTE V, SCENE TV
LE DFC.
De moi , moqnoz-vons l)ipn , oui, vous devez le faire. Je me pique d'avoir un fort bon caractère : Je suis vraiment stoïque , et Durand le sait bien; Quand il nous a parlé de votre immense bien , J'ai pris comme un lu'ros notre déconfiture.
(En riant.)
Que n'avez-vous pu voir de chacun la figure! Le baron gromelait , et, dans .son désespoir, II perdra l'appétit , point de souper ce soir. La marquise étouffait son douloureux martyre, Et moi, du bout des dents je m'efforçais de rire.
LE COMTE
Mais, pourquoi donc Durand trahit-il mon secret?... Vu ma position, il n'a pas trop mal fait : Mes enfants agissaient d'une telle manière , Qu'ils pouvaient un beau jour faire enlever leur père Par lettre de cachet.
T, E J)LC.
Vous ne le croyez pas.
J'aurais su m'opposer à de tels attentats. *
LE COMTE
Lorsque d'en obtenu' il vous est si facile....
LE D U C , à puTt.
Comment diable! il saurait...
LE. COMTE
N'est-il pas très-utile , En venant visiter le cher oncle aujourd'hui. D'en avoir une au moins pour ceux qui sont chez lui.
LE DUC, à part.
il .1 (loue deviné ?...
LE COMTE
Mais , dans nn cas semblable ., 11 ne faut pas, mon cher, les laisser sur la table.
LE DUC
En affaire je suis sujet à caution.
LE COMTE, lui montrant la lettre.
Vous connaissez... Ou vient; c'est madame Dormon. Non , c'est d'elle plutôt que vous devez la prendre.
SCÈISIE V.
Madame DORMON, Le COMTE, Le DUC
LE COMTE, à madame Dormon.
Remerciez mon neveu de cet intérêt tendre Qu'il veut vous témoigner ainsi qu'à votre fils. En vous faisant tous deux enfermer à Paris.
MADAME DORMOIV.
Qu'avais-je fait, monsieur, pour subir cette peine *
LE DUC
Vous ne m'avez rien fait, il faut que j'en convienne , C'est depuis quinze jours que je sais tout au plus Que vous embellissez le château d'un reclus.
(Au comte.)
Pour obliger vos fds on demande la lettre , Et quelque temps après on vient me la remettre. Tout cela s'est passé sans malice et sans art. Surtout très-poliment et d'une et d'autre part: On n'a mis à l'avoir presque point d'importance ; Je la perds, et voilà comme on agit en France.
A<:TE y, SCEINE VI. S(j7
Peut-on elle plus fou
LE COMTE