‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 51 sur 400 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

JULIE, DOLBAN.

DOLBAIV.

Que le diable emporte son cher Eugène. Voilà phis d'un mois qu'il me fait négliger toutes mes affaires.

J ULIE.

Comment! mon père, il y a déjà un mois que nous habitons sa maison?

DOLE AN

Eh! oui de par tous les diables, et cela me dérange beaucoup. Pour soutenir mon caractère de frère de sa gouvernante, il faut que je sois ici, quand mes affaires m'appellent ailleurs; que je donne mes rendez-vous dans les lieux publics; que je fasse tenir ma voiture dans la rue voisine; que sais-je, moi!... tout cela est fort' ennuyeux.

JULIE

Eh bien ! je vous assure que cela ne m'ennuie pas du tout : Valcour passe avec moi les deux tiers du jour; il me donne de bons conseils ; il a même le projet de me marier; il me fait chanter, il veut m'apprendr.e la musique, et le temps passe avec une rapidité...

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