J UI-I F
Monsieu , lé visage dé moi, il est, à ce qu'on dit, jjasseble ; mais ce n'est pas encore lé moment dé lé découvrir; quend vous saurez lé sujet qui m'amène, vous approuverez mon discrétion.
EUGÈNE
Je ne vous cache pas que vous me rendez bien curieux de connaître le motif...
JULIE
Monsieu, je dirai à vous toute nelurellcment que je né suis pas née dens lé Frence.
EUGÈNE, en riant.
Ah! madame, j'ai cru m'en apercevoir dès votre arrivée.
JULIE
Je vous avouerai que je existé dens lé Engleterre... ah î superbe pays , monsieu.
EUGÈNE
Superbe , madame ?
Oh î oui , superbe pour le liberté. Lé papa dé moi , très-bon gentleman, il mé proposé pour époux un iîaronnet dé ses émis. Il mé dit que je serais lé femme le plus heureux ; tout lé mondé lé croyait , et moi je lé croyai aussi ; et je lé pris dens lé meriage , vovezvous.
EUGÈNE
jMais , puisque votre futur époux était favorablement connu de tout le monde, dans des nœuds si bien assortis, vous avez dû trouver le bonheur.
iio LE JEUNE H(3MME EN LOTERIE.
Non, monsieu, je n'ai pas été contente du tout. L'homme à moi il aimait beaucoup plus lé cliévau que lé deme à lui.
E UGÈNE
En Angleterre cela se voit quelquefois.
JULIE
Mais un petit' fois lé meri à moi qui biouvait beaucoup lé vin dé Frence ; il est monté sur son cliévau , et lé chévau il a cassé lé cou à lé baronnet... ah! mon dieu 1
Ah! quel malheur! vous avez dû être bien affligée...
Pas du tout, je vous lé jure ; le deme il n'était pas henreu avec lé meri.
F TT G È ]>f E , à part.
Mais où diable veut-elle en venir?
Mais comme per lé... tombement, lé chévau il m'a donné mon liberté et une fortune considéréble, j'ai pleuré lé meri convéneblemcnt... mainténent je voudrais avoir un autre meri, pour faire un petit compegnie à moi dens lé tète-à-tète.
EUGÈNE
Ah! madame veut se remarier... Comment donc! est-ce qu'elle viendrait?...
JULIE
Oui, monsieu, je voulé prendre un mari conforté-