‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 78 sur 400 · SCENE XTX. M · texte numérisé non relu

SCENE XTX. M

ble. Je mé suis fait expliquer le loterie dé Frence, et je mé arran^orai dé façon que vous serez lé meri à moi.

EUGKÎfE, à part.

Mais cela devient fort embarrassant.. ..( Haut. ) Madame, je ne crois pas avoir l'honneur d'être connu de vous; et une simple plaisanterie faite dans l'aimable société qui veut bien me recevoir, ne peut vous avoir autorisée à prendra la chose au sérieux.

JULTK.

Point du toute, monsieu ; en Engleterre, on né fesé rien dans le plaisenterie ; et rien n'est ridicule dès que cela convient à lé individu. Je né trouvé point du tout étonnent qu'un joli garçon qui avé dissipé son fortune, se mette dens le loterie. Je suis seulement étonnée de votre modestie: certainement, vous pouviez au moins mettre lé billet à cent guinées;etjé suis sûre que dans lé Engleterre , ils auraient tous été placés parmi lé le.dies les plus fessionèbles.

EUGÈNE

Sans doute, je me donne pour rien.

Oh ! oui , vériteblément pour rien.

EUGÈÎVE.

C'est un malheur , madame, je le sais bien ; mais on ne m'a pas estimé davantage.

JULIE

Si les demes il avait vu cet petit air egréable, ces biaux youx: blous et perçants....

EUGÈIYE.

Ah î mon dieu ! quel examen ! quel détail !

JULIE

Certainement les demes dé Paris seront bien déseppointées; car pour être certaine dé gagner lé loterie, je prenal à moi seule les quatre-vingt-dix billets.

( Us se lèvent tous les deux. ) EUGÈNE, à part.

Est-il possible! j'en suis encore tout étourdi : comment! cette folle voudrait

JULIE, d'un grand sérieux.

Je prie vous dé mé dire si le proposition il semblé convéneble.

EUGÈNE

Je suppose , madame , que vous voulez faire une plaisanterie : comment pourrais-je croire que vous ayez le désir d'épouser un homme sans fortune?... Vous ne me connaissez pas.

Je connais vous dé réputètién. Tout lé monde a dit que vous étiez un homme aimeble et spiritueux, que vous aimez beaucoup le dépense, et que vous mé ferez lé plaisir dé dissiper le fortune à moi ; et cela mé plaît fort, beaucoup en vérité.

EUGÈNE

Comment ! et c'est ce talent-là qui vous séduit en ma faveur ?

JULIE

C'est cela même. J'ai du bien beaucoup , mais je né pouvé le dépenser joyeusement, et je né mé divertirai bien qu'en mé ruinent avec vous.

Page 1