ACTE IV, SCÈNE XIV
tout récemnjent : c'est qu'elle se nomme en effet Camille , et qu'elle n'est point femme de qualité.
Ah ! vous m'apprenez cela !
EDMOND, à paît.
Est-il possible !
FLORESTINE
On ne connaît même pas ses parents.
ZERBELIJV.
Elle ne les connaît peut-être pas elle-même.
EDMO iVD , à part.
Voilà donc comme on m'a joué î
FLORESTINE
Quand on a été forcé d'avoir des relations avec ces dames, comme on doit s'applaudir d'avoir toujours eu une conduite sans reproche ! *
Oh ! tout le monde sait bien que vous êtes une personne très-estimable.
FLORESTINE
A coup sûr, on ne me reprochera jamais d'abandonner mes amis dans l'infortune.
ZERBELIN.
Vous ne savez donc pas ce qui l'a fait changer de sentiment ?
FLORESTIKE.
O mon *dieu , non. Elle vous abandonne, voilà le fait. Moi, je suis si loin de penser comme elle, que, si j'osais, je vous donnerais à l'instant même une preuve de la sensibilité de mon cœur.
ZERBELIN.
Bon! qu'est-ce qui vous empêche de nous doiyier cette preuve?
FLORKSTIJVE.
Oh ! le seigneur Edmond s'offenserait de ma hardiesse.
Z ERBELI N.
Pourquoi ! une belle action fait toujovu's plaisir.
FLORESTINE
Comment, Zerbelin, vous croyez que je pourrais le prier d'accepter cette petite cassette. Elle contient...
Toute votre petite fortune.
FLORESTINE
J'en dois la plus grande partie à ses libéralités; ne serais-je point trop téméraire en le priant d'en disposer comme si elle lui appartenait.
z E R BE L I N.
Oh ! que c'est beau ! que c'est touchant ! ( Soulevant le coJf'i-et.^W est pesant le coffret... Peste! le seiwnevu' Edmond faisait bien les choses.
FLORESTINE
Ne voulez-vous pas lui offrir mon présent ?
Non, il refuserait, (y/ /?«r^. ) Moquons-nous d'elle. Mais moi , qui sais très-bien que nous avons besoin d'argent, je l'accepte.
FLORESTINE
Mais ce n'est qu'au seigneur Edmond que j'en veux faire hommage.