‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 144 sur 362 · UNE FEMME · texte numérisé non relu

UNE FEMME

Mais savez -vous ce qu'est devenue la comtesse Torsini ?

LE CONVIVE

Je l'ai rencontrée , il y a peu de temps , dans les jardins.

LA FEMME

A propos, Edmond, nous avons un compliment à vous faire; vous devenez son époux.

LE CONVIVE

Ce n'est plus un mystère. C'est un mariage bien assorti. Vos cœurs se ressemblent par la bonté, la générosité.

EDMOND, avec un mouvement d'horreur.

Nos cœurs se ressembler ! ô dieux ! ( Riant. ) Oui , oui , vous avez raison.

LA FEMME, minaudant.

J'ai bien envie de profiter de l'absence de votre belle future pour tenter de vous séduire.

EDMOND

Oh ! vous me séduirez facilement.

LA FEMME

Ne m'avez-vous pas dit que vous ne pouviez entendre ma voix sans le plus doux ravissement?

EDMOND, un peu brusquement.

Eh bien , chantez ; le moment est convenable.

♦ LA FEMME

De quel ton singulier vous me répondez!

LE CONVIVE, aux autres.

En effet, quelque chose l'occupe.

LA FEMME

Est-ce votre futur hymen qui vous rend aussi soucieux ?

Moi ! je suis l'homme le plus heureux.

LA FEMME

S'il est ainsi, mon jeune seigneur, venez auprès de moi, ( En minaudant. ) Je veux vous exprimer le charme d'un ainoiu- , qu'il est doux de vous inspirer.

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