‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 145 sur 362 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

EDMOND, ZERBELIN, Les CONVIVES, La femme, Les DOMESTIQUES.

( A la fin des chants et des danses, on approche une table couverte d'un service d'argent , dont tous les plats sont couverts.)

ZERBELIN.

Seigneur, invitez vos aimables convives à prendre place au fesfln !

UN CONVIVE

Quelle table richement servie!

LA FEMME, à Edmond.

Quel souper fin l'on nous a préparé!.. Avec quel soin tous les mets sont couverts!

LE CONVIVE

C'est le rafinement du luxe et de la magnificence!

EDMOND

Allons, que mes meilleurs amis viennent s'asseoir près de moi !

(Il y a un mouvement parmi les convives.) ZERBELIN.

Oh ! messieurs, vous n'y pourrez pas être tous !....

oo4 L'ENFANT PRODIGUE.

Point de regrets; vous serez également bien placés.... Comment aurait-on de la préférence pour quelqu'un ?... Le seigneur Edmond sait bien que vous valez tous autant les uns que les autres.

( Tout le monde s'assied. ) LA FEMME.

Tout est fait ici pour charmer l'appétit, le cœur et les yeux.

EDMOND

Oui; mais avant de jouir des présents que le ciel daigne nous envoyer, ne devons-nous pas lui adresser nos vœux ?

LE CONVIVE

Voilà une cérémonie, seigneur, à laquelle je ne vous savais pas accoutumé.

O Dieu tout-puissant ! crains de répainire tout à la fois tes bienfaits sur les hommes; car si tu viens à suspendre quelques instants les effets de ta bonté , les hommes seront ingrats et tes autels seront déserts.

LE CONVIVE, à part.

Que diable veut-il dire ?

LA. FEMME

Quel ton mystérieux !

EDMOND

Dieu bon! ne fais pas que le festin soit plus aimé que l'hôte qui le donne. Toi, qui lis dans les cœurs, abaisse tes regards sur mes amis qui sont ici rassemblés ! Oui, sois pour eux ce qu'ils ont été pour moi, et que

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