ACTE II, SCENE XV
N'avez-voiis pas do f'eininc?
EMMA
Mais, la voilà,
il DM ON D.
( Le barou le présente ; la baronne le salue sans le rejjarder , et avec lierté.)
Baron , présentez-moi... madame...
( Le baron revient auprès de la baronne. )
Peste ! elle a Tair bien fier !
LE CHEVALIER, à Edmond.
Non, c'est de l'embarras.
BRIGITTE, bas à la baronne.
Contraignez-vous, ma sœur.
EDMOND
Ne dînerons-nous pas?
Il est tard ; pour vos fonds j'ai fait plus d'une course , Et j'ai bon appétit.
LA BARONNE, à part.
Il se croit à la bourse.
LE BARON
Mais tous nos conviés sont, je crois, réunis : Rejoignons-les.
EDMIDND.
Très-bien; soyez galant, mon fils:
Allons , donnez la main à cette demoiselle.
EMMA
Volontiers.
C H AJIL ES , bas à Emma.
Chère Emma !
a9(> lA FILLE D'HONNEUR.
EDMOND, à la baronne. •
Madame voudra -t-ellc
(Au moment où il présente sa main , la baronne prend celle du cbevalier qui s'avançait aussi. )
Me permettre à mon tour... Ah! c'est le chevalier!...
( D"iin ton sec. )
Je vois que j'ai mal fait tantôt de me prier
LE BARON, passe entre Edmond et Emma.
Ah! ne le croyez pas.
BRIGITTE , passe entre le cbevalier et Edmond.
Un homme respectable...
( Il prend la maîn de Brigitte et sort. )
Eh bien! n'en parlons plus... Allons nous mettre à lal)l< .
( Ils sortent j)ar le fond. ) LA BARONNE, au chevalier, qui lui donne la main.
Le sot original! comment a-t-on chez soi , Quand on tient à la cour, des gens de cet aloi.