SCENE I
Le baron, le CHEVALIER.
LE cîievalieh.
Eh ! non, mon cher baron, vous n'avez rien à craindre ; Notre riche Francbourg connaît peu l'art de feindre ; Puis, c'est un commerçant qui doit compter très-bien : Loin de le redouter, pressez cet entretien.
LE BARON
Ce que vous dites-la je l'ai pensé d'avance;
Et j'y cède pourtant moins qu'à la circonstance :
Mais la petite exige impérieusement
De voirmonsieurFrancbourg,ne fût-ce qu'un moment...
LE CHEVALIER
Comment! de lui parler elle a vraiment envie?
Vous ne le saviez pas? Elle presse, elle prie; Et même tout à l'heure est venu déclarer 'Qu'elle ne voulait point aujourd'hui se parer, Puisqu'on lui refusait de voir une personne Que son tuteur estime, et qu'elle affectionne; Que le père de Charle est partout respecté ; Et qu'elle veut le voir en pleine liberté.