ACTE II, SCENE IV
SAINT-GÉRANT, avec un air pirjué.
Quant à moi, je ne puis penser comme macUime: Je crois maclemoisolle un être très-j)arfait; Mais enfin elle est femme, et comme nous pourrai! Paver quelque tribut à la faiblesse humairfc.
MAO A mi; fr\n ville. Je pense comme vous.
SAINT-GÉRANT
Je ne la crois pas vaine; Mais le calme est souvent dans un cœur orgueilleux ; L'insensibilité prend Tair silencieux; Et telle qui souvent se trouve raisonnable , De quelque trait malin peut devenir capable.
3IADAME FRANVJLLE.
C'est superbe, monsieur, mais je n'y comprends rien: De la tourmenter mieux je vous offre un moyen; Sachez qu'avec ce ton, si froid en apparence, Elle est très-romanesque, et garde souvenance D'un chevalier...
SOPHIE
Cessez....
MADAME FRANVILLE.
IN on , non , plus de bonté , Et je veux à monsieur dire la vérité.
SAINT-GÉRANT
Ainsi, mademoiselle,...
MADAME FRANVILLE.
Est très-dissimulée.
Ce n'est que par hasard , et dans une assemblée Où j'avais réuni tout ce qu'on voit de mieux.
Que j'ai su son secret par son trouble et ses yeux. Comme on le fait souvent, on parlait de la guerre, De plusieurs colonels que l'on venait de faire : Ma Sophie écoutait , mais à l'un de ces noms Elle jette un grand cri, c'était pour les dragons. Bientôt après le rouge a couvert son visage , Et de là je soupçonne, et même je le gage. Que ma nièce a choisi sentimentalement Parmi nos corps d'armée un dragon pour amant.
SOPHIE
Vous le voyez, monsieur , je suis bien criminelle.
MADAME FRANVILLE.
Mais allons voir la ville.
SAINT- GÉRANT
On la dit assez belle.
MADAME FRAWVILLE.
Notre endroit est charmant, ses habitants nombreux, Et surtout ennuyés.... presqu'autant qu'ennuyeux. Mais partons , il est tard.