‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 299 sur 362 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

SOPHIE, CANDOR, Mada3ie FRAIS VILLE, FRANVILLE, SAINT-GÉRANT.

CANDOR

Mes chers! mes bons amis! ah! j'en verse des pleurs. Qu'il est doux le plaisir de revoir ceux qu'on aime!

FR AN VILLE

Ah! ce que tu ressens, nous l'éprouvons de même.

SOPHIE

Monsieur !

MADAME FRANVILLK.

Mon cher Candor!

CANDOR, à madame Franville.

Toujours cet air charmanl Qui promet un esprit aussi gai que piquant.

SAINT-GÉRANT, à part.

Je le crois un flatteur.

C AN DOR

Et l'aimable Sophie, Comme à moi, doit encor vous paraître embellie.

SOPHIE

Votre indulgence...

c ANDOR.

Oh! moi, je ne trompe jamais;

Et ce que mon cœur sent doit se voir sur mes traits. En cela je ressemble à mon ami Franville.

(A Salut-Gérant. )

Monsieur nouvellement habite cette ville?

s AI NT- GÉRA NT.

Nouvellement, c'est vrai; je suis un voyageur...

FRA NVILLE.

Qui m'est recommandé.,..

s A.INT-GÉRANT.

La bonté de monsieur..

MADAME FRANVILLE.

Cl'est pour nous un plaisir...

C A N D O R , à Saint-Gérant.

Avec cette figure On est recommandé d'abord, je vous le jure.

Laissons des compliments...

FRANVILLE.

Qui sont hors de saison.

CANDOR, passant près de Saint-Gérant.

Oui, donnons-nous la main, et cela sans façon; Car nous ferons bientôt plus ample connaissance.

Monsieur, je m'en faisais une douce espérance. Et si j'en crois encor certain pressentiment... (^ui , je vcais connaîtrai particulièrement.

MADAME FRANVILLE.

Mais à propos, Candor , il faut que je vous gronde : Vous ne ressemblez guère à nos gens du grand monde; Vous habitez Paris et vous pensez à nous.

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