ACTE II, SCENE YI
Et vous nous apportez...
C AND OR
Presque rien, des joujous.
Tous mes présents auraient un succès assez mince Chez nos riches marchands, Turcarets de province; Mais je crois qu'ils plairont à tous mes bons amis.
FR ANVILLE
Offerts par l'amitié, pour nous ils sont sans prix.
CANDOR , passant près de l'ranville et lui donnant un portefeuille.
D'abord ce portefeuille est pour notre Franville : De le prendre plus grand il était inutile; Je sais comme il agit : sa main n'écrit jamais Les qualités, les noms des heureux qu'il a faits.
FRANVILLE , prenant le portefeuille.
Que ce cadeau m'est cher!
SAINT-GÉRANT, à part.
Quelle flatteuse adresse !
CANDOR, à Sophie.
C'est un nouveau papier d'une extrême finesse. Entouré d'un dessin du goût le plus exquis; De vous l'offrir, Sophie, il doit m'être permis. Puisse-t-il recevoir bientôt la confidence Que d'un bonheur prochain vous avez l'espérance !
SOPHIE, prenant le papier.
Avec un grand plaisir, monsieur, je le reçoi.
SAINT-GÉRANT, à part.
Je lui trouve un ton faux.
MADAME FRANVILLE, à Candor.
Vous n'avez rien pour moi ;
C AN DO R
Vous ne le croyez pas que moi je vous oublie, Vous, madame, si bonne, et de plus si jolie!...
SAINT-GÉRANT, à part.
Encore!...
CANDOR
Oh ! j'ai pour vous un détail curieux De tout ce que la mode a de plus merveilleux : . C'est un croquis exact des parures nouvelles, Des modes , des chapeaux , adoptés par nos belles.