‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 300 sur 362 · ACTE II, SCENE YI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE YI

Et vous nous apportez...

C AND OR

Presque rien, des joujous.

Tous mes présents auraient un succès assez mince Chez nos riches marchands, Turcarets de province; Mais je crois qu'ils plairont à tous mes bons amis.

FR ANVILLE

Offerts par l'amitié, pour nous ils sont sans prix.

CANDOR , passant près de l'ranville et lui donnant un portefeuille.

D'abord ce portefeuille est pour notre Franville : De le prendre plus grand il était inutile; Je sais comme il agit : sa main n'écrit jamais Les qualités, les noms des heureux qu'il a faits.

FRANVILLE , prenant le portefeuille.

Que ce cadeau m'est cher!

SAINT-GÉRANT, à part.

Quelle flatteuse adresse !

CANDOR, à Sophie.

C'est un nouveau papier d'une extrême finesse. Entouré d'un dessin du goût le plus exquis; De vous l'offrir, Sophie, il doit m'être permis. Puisse-t-il recevoir bientôt la confidence Que d'un bonheur prochain vous avez l'espérance !

SOPHIE, prenant le papier.

Avec un grand plaisir, monsieur, je le reçoi.

SAINT-GÉRANT, à part.

Je lui trouve un ton faux.

MADAME FRANVILLE, à Candor.

Vous n'avez rien pour moi ;

C AN DO R

Vous ne le croyez pas que moi je vous oublie, Vous, madame, si bonne, et de plus si jolie!...

SAINT-GÉRANT, à part.

Encore!...

CANDOR

Oh ! j'ai pour vous un détail curieux De tout ce que la mode a de plus merveilleux : . C'est un croquis exact des parures nouvelles, Des modes , des chapeaux , adoptés par nos belles.

Page 1