ACTE [I, SCENE VII
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De fuir tous les liumains : n'en ai-je pas sujet?
CAIVDOR.
Tu te laisses aller à la misanthropie...
FR AIVVILLE.
Non, c'est un parti pris, je veux changer de vie. Ce revers , qui par moi ne fut point mérité , Sans m'avilir , pourtant a blessé ma fierté ; J'ai le dessein d'aller m'établir dans ma terre; Mais je ne prétends pas y vivre f n solitaire : INIon ami m'y suivra; j'ai conçu certain plan. Et d'amour et d'hvmen, enfin un vrai roman.
CAjVDOR.
Et d'amour et d'hymen?... Je ne puis te comprendre,
FR AN VILLE
Je vais, puisqu'il le faut, me faire mieux entendi'e. Ma Sophie est, je crois, par ses biens, sa beauté. Ses grâces, son esprit, et surtout sa bonté. Bien faite pour charmer le cœur d'un honnête homme : Tu sais quelle est sa dot?
• Eh! n'ai-je pas la somme!
FRANVILLE.
Ces trois cent mille francs déposés dans tes mains, Qui devaient de ma fille assurer les destins Si la mort fût venue abréger ma carrière...
CA IVDOR.
Le ciel heureusement lui conserva son père. Mais de veiller sur elle il m'eût été permis. Puisque j'avais sa dot par fdèi-commis.