‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 317 sur 362 · SAINT-GÉRANT, CANDOR · texte numérisé non relu

SAINT-GÉRANT, CANDOR

K SAINT-GÉRANT

Eh bien ! mon cher monsieur , avez-vous votre lettre ? Je vous ai dit, je crois, que je voulais partir.

CANDOR

A rester aujourd'hui vous devez consentir.

SATNT-GÉRANT.

Non, pas un seul instant. Le ministre, mon père,

Doit être prévenu de toute cette affaire;

Et si vous refusez, il faut que mon ami....

CANDOR

Votre ami !...

SAINT-GÉRANT

L'officier qu'on dut placer ici....

Il doit y renoncer , car j'accepte la place ; Yous pourrez obtenir pour lui quelque autre grâce.

5i6 LE FAUX BONHOMME.

SAINT-GÉRANT

Vous acceptez, vraiment?...

CANDOR

Et vous approuvere?; Ma résolution, surtout quand vous saurez Quelle sera bientôt ma nouvelle famille....

SAINT-GÉRANT

Quoi ?

CANDOR

Franville, monsieur, doit m'unîr à sa fille.

SAINT-GÉRANT

Vous devenez son gendre?

CANDOR

Oui, de notre amitié Je lui dois une preuve, et de plus la pitié.... ^

SAINT-GÉRANT

La pitié?...

CANDOR

Vous avez toute ma confiance.

Et d'un bizarre hymen je vous fais confidence. Je ne peux rien cacher à ceux vers qui mon cœur Se porte malgré moi....

s AINT-GÉRANT.

Vous me faites honneur.

CANDOE.

Franville, comme on sait, dès sa tendre jeunesse

A payé le tribut à l'humaine faiblesse ;

De ses fréquents écarts il reste un rejeton

A qui je donne un rang en lui donnant mon nom.

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