‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 335 sur 362 · F R A IV V I L L E · texte numérisé non relu

F R A IV V I L L E

Vous m'étonnez au point que je ne puis parler.

SA i:S'T-GÉR A AT.

Oh ! le moment viendra de tout vous révéler. Courons au plus pressé. Vous saurez que j'ignore Ce que contient l'écrit. Eh bien, je gage encore Que votre bon ami va prouver de sa main Qu'il n'est qu'un scélérat aussi faux que malin.

FRANVILLE Ht.

« Monseigneur, c'est avec la plus vive reconnaissance

54o LE FAUX BONHOMiME.

<( {jue j'accepte la place que vous daignez m'offrir. »

Il a donc cette place?

SAIFT-GÉRANT.

11 l'a depuis une heure.

FRAjVVILLE lit.

« Vous avez été trop bien instruit des motifs qui « doivent justifier la disgrâce de mon bon ami Franville.»

Et quels motifs ?

« Si je n'ai pu vous les dissimuler tout-à-fait, c'est qu'ils u sont publics. »

Ah ! dieux !

s A IN T- GÉRANT, à part.

Pauvre Franville! il pleure.

Allons, continuez....

FRANVILLE lit.

« Les torts qu'on lui reproche sont moins les siens que « ceux de son caractère , de l'esprit méchant de sa u femme , et d'une erreur de jeunesse. »

Et que prétend-il donc ?

« C'est à l'instant où la perte de son emploi pourrait « l'affliger que je vais lui donner une grande preuve de « mon amitié, en épousant une prétendue nièce'... » Oser parler! Je sens la rougeur sur mon front. Le monstre !

u Et ce sacrifice, bien désintéressé, me donne le droit « d'être son successeur, sans cesser d'être son ami. y

( Il s'assied. )

Permettez qu'un instant je respire.

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