‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 347 sur 362 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DUMONT, FKANVILLE.

FRAN VILLE, dans le fond.

Je ne peux plus long-temps demeurer solitaire : Cette contrainte encor redouble ma colère ; Seul dans mon cabinet je ne veux plus rester. Dut l'aspect de Candor me forcer d'éclater.... Je prétends....

DUMONT, apercevant Franville.

Ab ! c'est vous ! qu'à propos je vous trouve ' Je dois vous ex^imer le chagrin que j'éprouve. Mais apprenez d'abord .que vous avez chez vous.... (C'est un homme échappé de la maison des fous , Un certain étranger qui, dans son insolence. Parle du bon Candor avec irrévérence.

Il le traite de fourbe; oui, le fait est certain....

FRANVILLE. •

L'étranger a raison, c'est le plus grand coquin...

DU3IONT.

Quoi !

FRANVILLE.

C'est la vérité.

DUMONT

Mais sa figure bonne....

FRANVILLE.

N'est qu'un masque trompeur que le traître se donne.

DU MONT

Et ce regard si doux?....

FRANVILLE.

Laissons ce malheureux.

Mais que t'a dit notre hôte en sortant de ces lieux? Dans ma position j'attends tout de son zèle.

DUMONT

A ses mots outrageants ma colère était telle.... Que je ne sais pas trop ce qu'il a dit ou fait: Pourtant je crois qu'il est allé chez le préfet.

FRANVILLE.

Mon cher Dumont, fais-moi le plaisir de t'y rendre ; Dis-lui qu'en ce moment je ne puis plus attendre, Que la fureur m'égare, et que, s'il ne vient pas, Je crains de me livrer à de honteux Jclats Qui pourraient sans retour ruiner ma Sophie.

DUMONT

Ruiner?... quoi! monsieur.... mais quelle autre folie?...

FRANVILLE.

Bientôt tu sauras tout. Le temps est précieux. Va dire à l'étranger qu'il revienne en ces lieux; Que je l'attends.

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