‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 348 sur 362 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

FR AN VILLE , seul , s'assejant à gauche.

Non , jamais mon esprit ne fut plus tourmenté.

Je souffre.... je respire avec difficulté....

En vain de cet ingrat je cherche à me distraire ,

A fuir le souvenir du passé qui m'éclaire.

Et moi , qui , dans le feu du transport le plus doux ,

De ma fille aujourd'hui voulais le rendre époux !

(Il se lève. )

Ce méchant devait-il ?... Evitons sa présence : Je l'ai promis d'ailleurs, je le dois par prudence. Cependant malgré moi je me sens emporté Par un secret désir de voir sa fausseté ; D'épier son regard, et dans son doux sourire D'aller chercher le mot que sa bouche va dire.

( Candor paraît dans le fond du théâtre.)

Le voilà justement. Je devrais m'en aller: Non , non, je ne le puis , et je veux lui parler. En m'observant de près, je saurai me contraindre. Je ferai plus encor, je vais tâcher de feindre.

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