SCÈNE X
Madame FRANVILLE , SAINT-GÉRANT, FRANVILLE, SOPHIE, DUMONT.
FRANVILLE, à Candor qui sort.
Eh ! va-t-en , misérable ; on ne m'abuse plus.
DUMOKT.
Qui pouvait ne pas croire a ses fausses vertus!
MADAME FRANVILLE.
De tout ce que j'entends je reste stupéfaite.... Lui qui m'avait séduite avec son air honnête.
SOPHIE
Ah! Saint-Gérant!
FRANVILLE, étonné.
Monsieur !... c'est votre nom ? commeii l * Vous le fils du ministre?....
MADAME FRANVILLE.
Et de plus un amant.
SOPHIE
Oui , mais ce fils....
SAINT -GÉRANT, à Franville.
Croyez qu'il peut être le vôtre.
FRANVILLE.
Ail ! monsieur, cet honneur....
MADAME FRANVILLE.
En voilà bien d'un autre.
Enfin l'avals-je dit? Grâce au déguisement, L'amant épousera : c'est le vrai dénoûnient.
SAINT-GÉRANT, prenant la main de Sophie.
Il fera son bonheur de celui de Sophie.
FRANVILLE.
Aurais-je dû m'attendre à tant de perfidie ? Pour moi quelle leçon! Si jamais la bonté....
SAINT-G ÉRANT.
Craignez de voir aussi partout la fausseté :
S'il est quelques méchants qui , pour cacher leur vice
D'une aimable apparence empruntent l'artifice,
Bien plus d'hommes encor sont bons, vrais, indulgents;
Et pour notre bonheur croyons aux bonnes gens.