SCENE
FL£1)U-d'a MOUll.
Crois-tu, mon aini , que la belle Rosamonde cousente à me suivre dans mon château ?
THOMAS
Oui , oui; une fenune! ça vous suit toujours (jue de reste , sur tout si vous emmenez sa nourrice et le petit bambin, qui est, ma foi*, ben gentil.
Li; COMT E, à paît.
J'ai un enfant! cependant je ne crois pas.... Ah! père malheureux !
fleur-d'amour.
Eh bien ! je l'adopterai l'enfant.
LE COMTE, avec senliiuciit.
Non, ce chevalier n'est point un méchant homme.
fleur-d'amour.
Le comte de Falaise est mort, sans doute i'
THOMAS
Oh! que nennin! puisque notre baron a donne l'ordre à quelques bandits de ses amis de l'expédier aussitôt qu'il entrerait sur ses terres ; et , afin qu'on ne le manque pas , il veut qu'on lui rapporte son anneau , ses éperons et son épée. Oh ! c'est un malin chien que ce baron !
L E COMTE , à pail. -
Oh ! quel féroce homme !
THOMAS
Ce n'est pas le tout ; le baron , en s'emparant du château de son cousin , s'est aussi emparé de sa fennne ; il en est amoureux comme \ou>; il veut l'épouset
li. LE RETOUR D'UN CROISÉ.
oorniiie vous, il est plus malin que vous, et il est plus fort que vous.
F L li U K - b ' A M O II R .
Non, il ne l'aura pas! c'est moi seul qui dois....
LE COMTE, à part.
Tout le monde veut donc être l'époux de ma femme? et moi, qui bien certainement le suis... fleur-d'amouk.
Introduis-moi dans la citadelle , et mon bras invincible triomphera.... *
TFIOMAS.
Ah ! ah! vous introduire dans le château ! vous savez bien que le baron....
fleur-d'amouk.
Le traître n^ admet que des femmes! ah! pourquoi ne suis-je pas une femme?... Il est vrai que si j'étais autrement...
Eîi bien! qui est-ce qui vous empêche de...,
fleur-d'amour.
Ce qui n)'(!nipechc! tu me le demandes?
THOMAS
Eh ! oui , de vous déguiser en jeune fille ; on dit que je ne sis qu'une bête, et je voyons pourtant que j'ons plus d'esprit que vous.
LE COMTE , iipiiit.
Voilà des traîtres bien perfides !
THOMAS
Notre baron est venu n\e conter le chagrin de ses peines à l'encontre de sa cousine : Eh! pardine! ai-je