SCENE m
(lit, nioiibeigiieiu ,, vous avez des Bohémiennes dans ce pays ; que ne leur demandez- vous un philtre pour vous faire aimer! — C'est vrai, m'a-t-il répondu, je ne suis <ju une héte; amène-les aujourd'hui même ; je permets «ju elles entrent dans mon cliàteau.
rLEUIl-DAMOUn.
Comment! tu vas faire donner un philtre à Rosamonde ? ingrat ! perfide !
Ne vous échauffez donc pas connue cela ; vous en gagnerez une pleurésie. Comment! vous ne voyez pas mon projet ? c'est vous qui serez le philtre.
F LEUR-d'a3IOUR.
Je serai le philtre !
♦ THOMAS
Je vous introduirai dans le château avec quelques tlamoiseau.v de vos amis.... vous devez être U'ès-i;enld <n femme! il ne vous manque que de..., là.. . vous m'entendez hien ?
FLEUll-JL)' AMOUR.
jNort, non, il ne me manque rien. Quelle clarté lummeuse frappe mes yeux ! oui , je pénétrerai dans le château, et je caclierai, sous les grâces d'une fennne, le fer tranchant qui doit ravir le jour à moji indigne rival.
THOMAS
Par ma fine! vous l'y ferez ce que vous voudrez. Allez donc!
FLEU R-d' AMOUR.
Oui , je vais, je cours, je vole où m'appellent le devoir, l'honneur, la nature, l'amour et riiumanité.
AfR : Le désespoir m'entraîne.
(Pendant la musique , il fait des gestes qui indiquent l'espoir qu'il a de triompher du tyran.)