‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 80 sur 362 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

ZERBELIN, SEUL.

Non, non, prodigue Edmond , malgré tes erreurs, je ne puis me résoudre à te quitter. En l'abandonnant je ferais trop de plaisir à la belle comtesse. Ma gaîté, mes plaisanteries ne l'amusent pas toujours... Tant pis! Mais , tout en riant du dépit qu'elle cache , j'ai su depuis long-temps me maintenir dans la maison. Il est vrai que ce temps a passé comme un éclair au milieu des fêtes. Je crains bien que nos plaisirs ne touchent à leur fin. J'ai vu ce matin de vilaines figures, qui ne pouvaient appartenir qu'à des créanciers... Qu'importe! il faut se résigner; nous serons pauvres , mais nos amis seront riches ; nous demanderons , au lieu de donner. -Il n'y a jamais rien de perdu dans le monde.

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