‹ OEuvres complètesChapitre 101 sur 330 · SCENE XIII. i3r · texte numérisé non relu

SCENE XIII. i3r

FIRMIN

Vous n'êtes pas à coup sûr du nombre; car si un être tel que vous s'avisait seulement de faire un geste humiliant, je le poignarderais sur l'heure.

MELCOUR.

Il n'est pas question de moi dans cette affaire ; et dans toute autre occasion, je saurais vous répondre. Revenons à votre affaire avec Henri : vous refusez donc de tirer raison du soufflet que vous avez reçu?

FIRMIN

Oui! vous dis-je, faut-il vous le répéter encore?

HENRI

Et qu'elle rage vous anime contre nous, cruel que vous êtes !

MELCOUR.

L'honneur de la compagnie. Pour moi, je vous préviens que je ne vous obéis plus; je ne veux point avoir pour chef un homme qui porte sur sa figure l'empreinte du déshonneur. Adieu, monsieur le lieutenant; nous allons vanter au commandant votre courageuse philosophie.

(Il sort.) HENRI.

Je vous suis. C'est à moi à lui donner l'explication de cette affiire; c'est moi seul qui suis coupable, et c'est moi qui dois subir la peine soit de la loi , soit de l'opinion.

(Il sort.) UN CAMA.RADE.

Mon pauvre Finnin , je vous plains; mais il faut vous battre,

i32 LA A RAIE BRAVOURE.

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