VAUDEVILLE
AIR : Gentils regards et doux mairitieti.
FIRMTJN.
Je connais plus d'un ferrailleur, Très-fort sur la tierce et la quarte, Qui parle toujours point d'honneur.
Et du feu prudemment s'écarte :
Pour tuer ses meilleurs amis, Il sait prendre son avantage; Pour combattre nos ennemis , Il a tous les talents requis :
Que lui manque-t-il? Le courage.
SOPHIE
Vous qui coulez de si beaux jours.
Dans le sein d'une tendre amie.
Il faut ajourner vos amours Jusqu'au salut de la patrie; Et quand a'Ous reviendrez vainqueurs.
Alors dans notre heureux ménage, A vous donner des successeurs , A lui donner des défenseurs, Ah! que nous aurons de courage!
MICHEL
Pour des rois que très-peu j'aimais.
J'ai souvent exposé ma vie.
Et je pleure sur des succès Inutiles à ma patrie.
Malgré mes travaux et les ans.
Mon cœur a le feu du jeune âi^e :
La vieillesse a glacé mes sens; Mais pour combattre les tyrans , Je retiouve encor mon courage.
LE COMMANDANT
Nous voyons enfin triompher Notre république naissante; En vain les rois, pour l'étouffer, Ont formé leur ligue impuissante ; En vain de ses propres enfants Contre elle ils ont armé la rage :
A tous les soldats des tyrans, Aux manoeuvres des malveillants, Qu'a-t-elle opposé? Son courage.
riN nr i.a vrait rravotire.