SCENE XII
NICOLA.S
Merci, prie Gillin. Oli ! comme je vais me couijiurter dans ma charge pour avoir ma Babel.
GILLIN.
C'est ({uc c'est mie fière dignité que celh^ de suspect.
Couplets.
Il faut plus d'une qualité,
Pour cette place d'importance,
Force, courage, fermeté,
Et par-dessus tout vigilance.
Que faut-il te dire de plus!
Cette place est des plus insignes.
Mon cher, à force de vertus.
D'être suspects montrons- nous dignes.
Il n'est pas un petit canton
Qui n'ait force suspects, je gage;
Voyez sans moi, le beau renom
Qu'allait avoir notre village!
.Te gage encor ce cpx'on voudra
Qu'en chaque lieu celui qu'on nomme
Le premier , à ce poste-là ,
C'est l'homme instruit, c'est l'honnête homme.
NICOLAS
Par conséquent, je suis justement l'homme qu'il faut.
GILLIN.
Allons, allons, il suffit. Laisse-moi, il faut que je m'occupe des affaires de la chose publique. J'ai besoin d'être seul un instant : je suis n]embre du gouvernement, et vous sentez qu'il ne fiiut pas agir en étourdi, pour bien remplii- ma place. Mon collègue, si vous
aviez par hasard quelques idées grandes et profondes , vous viendrez me les communiquer.
NICOLAS
Certainement, citoyen Gillin, je ne ferai rien sans votre excommunication.
GILLIN.
Ce que c'est que d'avoir un associé dépourvu de tête. Il faut que j'aie de l'esprit pour deux. Tout le fardeau des affaires va tomber sur moi.
LA MÈRE GILLIN.
Viens, Nicolas, viens nous aider à préparer notre grand repas.
NICOLAS
Oh ciel! pourquoi ça n'est- il pas notre repas de noces.