‹ OEuvres complètesChapitre 136 sur 330 · MOUSTACHES, UN GRAND SABRE, ET IVRE A DEMI. COURANTIN · texte numérisé non relu

MOUSTACHES, UN GRAND SABRE, ET IVRE A DEMI. COURANTIN

Eh bien ! mille carions ! est-("e qu'il n'y a personne dans ce maudit trou? c'est comme un désert.

GILLIN.

Ah ! mon dieu , qu'est-ce que c'est que cet hommelà ? il me fait peur, c'est un bandit.

COURANTIN.

Je suis jacobin; je m'appelle Gracchus Courantin ; je suis agent du gouvernement, et toute la commune n'est pas sous les armes pour me recevoir ! C'est bon , je m'en vais noter ce village-ci, il est contre-révolutionnaire, et je m'amuserai à le faire raser en repassant.

GILLIN.

Qu'est-ce qu'il dit donc? ^^

COURANTIN. llff

Ah ! ah ! j'aperçois là un grand imbécillc qui va m'en dire le nom. Eh! dis donc, comment s'appelle ton village ?

GILLIN.

Citoyen, c'est la commune de Bonlieu.

COURANTIN.

De Bonlieu, de Bonlieu? Je ne sais pas; mais je vois dans tes yeux que tu es un peu fédéraliste.

GILLIN, naïvement.

Point du tout, je suis vigneron.

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