SCÈNE XYIL
COURANTIN, GILLIN.
C O U R A IV T I jV , se croyant seul.
Ah! monsieur le suspect, nous vous connaissons, nous savons ce que vous valez.
GILLIN, écoutant.
Il me connaît, il sait ce que je vaux.
COURANTIN.
Vous avez de l'esprit, vous raisonnez profondément.
GILLIN.
Oh! ça, c'est vrai, il s'y connaît.
COURANTIN.
Vous avez du courage.
GILLIN.
Du courage, je crois qu'oui.
COURANTIN.
Peste, vous vous présentez bien , avec grâce.
GILLIN.
On m'a toujours dit que j'avais bonne mine,
COURANTIN.
Eh bien! nous ferons honneur à votre mérite , j'irai vous rendre ma visite, en bonne compagnie, avec tous les honneurs de la guerre.
GILLIN, paraissant.
Ah! citoyen, que de bontés! Je l'ai bien dit Unit de suite la première fois que je vous ons vu , là, tantôt;
i88 l.ES SLSPEcns.
en anivaiiL, j orts dit à part inoi : Y'ià une bonne physionomie, une physioncunie d'honnête honnne. c o t; r a n t I n.
Kii bien! je sais que je suis beau garçon, et que fai la figure douée (-onnne un mouton. Mais qu'est-ce ((ue ra me fait ça, et que veux-tu, avec ton gahmatias? Eh bien! mille tonnerres, est-ce que je ne verrai pas cette municipalité donc?