‹ OEuvres complètesChapitre 163 sur 330 · SANS-QUARTIER, FIRMIN · texte numérisé non relu

SANS-QUARTIER, FIRMIN

(Ils entrent, aussitôt après la sortie de Gertrude,par la porte de la cuisine.) FIRMIN, regardant dans l'appartement.

Personne encore.

SA]VS-QUARTIER, restant sur la porte.

Capitaine, je m'en tiens au premier bastion : prenons poste ici.

■2'20 Lii SOUPER IMPRÉVU.

F I R M I j\ , cheic'hant encore.

C^ela est singulier, tout est ouvert, et l'on ne vient point nous recevoir.

SA.NS-QUA.RTIER, auprès de la table.

Il semble pourtant, au.v préparatifs que je vois, <|u'on a deviné qu'il devait arriver deux pauvres militaires, bien mouillés, bien liarassés et qui n'ont pas mangé de toute la journée.

Mais , si l'on va croire que nous venons connue ennemis?...

SANS-QUARTIER

Moi! je n'en veux qu'au souper : selon toutes les règles de la guerre , nous sommes maîtres de la place ; nous arrivons d'abord aux premiers retranchements, nous ne trouvons pas une vedette ; nous avançons par le chemin, couvert, nous nous présentons au pied de la forteresse sans éprouver un coup de feu; nous entrons : les postes sont évacués , la place me paraît approvisionnée , la broche tourne , le couvert çst mis : eh bien ! mille bombes ! mangeons le rôti et buvons le vin de l'ennemi.

FIRMIN

Alte-là, Sans-Quartier! rien ne nous appartient ici, et je ne souffrirai pas qu'on attente à la propriété du maître de cette maison.

SANS-QUARTIER

Nos chevaux sont moins cérémonieux que nous.... ils ont vu un hangard ouvert, ils y sont entrés, je leur ai oté la selle; et ces messieurs expédient main-

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