‹ OEuvres complètesChapitre 172 sur 330 · FIRMIN, BARNABE · texte numérisé non relu

FIRMIN, BARNABE

BARNABE

Cœlénie viendra, c'est tout ce que je désirais. (// (iperçoit Firmin.) Comment, du monde ici? Ma robede-chambre ! On ne se gêne pas ; mais je voudrais bien savoir qui est l'insolent qui se permet?...

FIRMIN, à part.

Voici mon hôte. ( Haut. ) Daignez recevoir mes salutations.

BARNABE

Monsieur... Mais je ne vous connais pas. {A pari.) C'est un fripon.

FIRMIN

J'attends de votre bonté, de votre charité, un asyh" pour cette nuit.

lîAUiVABÉ.

Ou ne vient point ainsi cliez les gens... On ne prend point leurs habits.

Vous croyez bien que je ne les garderai pas ; nous autres Français , nous ne taisons pas la guerre en robede-chambre. Croyez à ma loyauté, accordez-moi l'asyle que je vous demande.

B ARN A BÉ

Qu'est-ce à dire un asyle? Monsieur, cela m'est impossible. Je suis étonné que la fdle Gertrude, ma cuisinière, ne vous ait pas dit que j'attendais du monde, que j'avais des affaires de famille à régler. F I R 31 1 ^ .

Je ne vous générai pas.

BARNABE

Ah! ceci est fort plaisant! vous ne me gênerez pas! pardonnez-moi, vous me gênerez et beaucoup.

FIRMIN

Voyez ma situation, il ne m'est plus possible de trouver un autre gîte.

BARN ABÉ

Il faudra pourtant que vous en cherchiez.

FI RM IN.

A cette heure, je ne le peux, en vérité. J'ai tourné mes pas vers cette maison , elle m'a semblé la plus apparente du village...

*liARNABÉ.

En vérité, je suis très - reconnaissant (juc vous lui ayez donné la préférence...

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