‹ OEuvres complètesChapitre 173 sur 330 · F1R3I1JN · texte numérisé non relu

F1R3I1JN

J'ai soupçonné qu'elle appartenait à un honnne riclic, f't je crois ne m'étre pas trompé.

BARjVABÉ.

Il n'est pas ici question de richesses. F 1 R :\i I N.

De qui doit-on attendre l'hospitalité, si ce n'est de celui à qui la fortune donne le pouvoir de secourir ses semblables.

Monsieur, avec votre morale... Je la connais aussi bien que vous... la morale...

Il ne suffit pas de la connaître, il faut encore la pratiquer.

BARNABE, à paît.

Quel honnne ! ( Haut. ) Finissons. Dans un autre temps,... si je n'avais pas besoin de ma maison...

F1R3IIN.

Je tiens si peu de place.

BARNABE

Cherchez dans le voisinage... vous trouverez...

Vous ne voudriez pas me déranger, je suis si à mon aise ici.

Parisien ! je le vois bien.

F [RM IN.

11 ne m'est plus possible de me r'babiller, donnezmoi le temps au moins de faire sécher mes babils.

BARNABE

Sécher vos liabils ! monsieur !

FI RM IN.

Allons, je puis compter sur vous, vous prendrez votre parti de bonne grâce.

BARNABE

Ah! de bonne grâce! non, monsieur, je ne le prendrai pas, et vous sortirez.

FI RM IN.

Eh là, là ! vous le prenez sur un ton ! je ne me fâche pas , moi.

BARNABE

Votre général a fait une proclamation , dans laquelle il est dit que tout citoyen sera en silreté chez lui, que ses propriétés seront respectées.

FIRMIN

Dieu me garde de vous faire aucun tort.

BARNABE

Vous devez obéir aux ordres de votre général.

FIRMIN

Vous devez écouter la voix de l'humanité.

BARNABE, à demi-voix.

T/humanité! l'humanité avec des brigands.

FIRMIN, avec un geste de fuieur.

Des brigands 1 malheureux.

BARNABE

Au secours ! je suis mort !

FIK3I1N.

Rendez grâce à celle ^méme hospitalité que je re-

SCETNE Xlll. 235

clame, vous lui devez l'oubli de l'outrage que vous venez de faire à une nation généreuse.

Page 1