C OE L É N I E
Eh bien! je ne m'en défends point; j'aime un jeune Français très-aimable.
GER TRIJ DE.
Pour ça, c'est vrai!
BÉIVETTO.
Je le connais très -bien; mais je n'en suis plus jaloux maintenant : vous pouvez l'aimer tant que vous voudrez, vous ne l'épouserez pas.
i/,/, LE SOUPER IMPREVU.
GERTRUDE
]î,lle l'épousera.
RÉNETTO.
Elle ne l'épousera pas, et cela par une bonne raison.
COELÉNIE.
Laquelle donc?
RÉNETTO.
Un petit événement , une bagatelle à laquelle les gens de guerre sont sujets.
COELÉNIE.
Vous m'impatientez; que lui est-il donc arrivé?
RÉJVETTO.
Presque rien; il est mort.
COELÉNIE.
Mon!
GERTRUDE
Menteur !
RÉNETTO.
Oui, à la dernière bataille, au passage du pont, il a reçu un boulet dans la poitrine et trois coups de sabre.
COELÉNIE.
Que dites- vous?
GERTRUDE
Vous l'allez voir.
RÉNETTO.
Oh! il faut lui rendre justice, il se battait bien; mais on ne peut pas parer un boulet de canon.
GERTRUDE, à Cœlénic.
Il se porte très -bien.