SCENE XXU. i
BARNABE, contenant Bénetto.
Allons, mon neveu, taisez-vous, vous êtes trop^vif.
LE GÉNÉRAL, à Bénetto qui a toujours sa serviette.
Garçon, faites avancer mes chevaux. Je vais vous quitter.
BÉNETTO, au général;
Comment , garçon ! Je ne suis point un garçon , je suis l'amant malheureux.
LE GÉNÉRAL
Je vous demande pardon; mais votre accoutrement...
BÉNETTO.
C'est monsieur Sans-Quartier qui m'a habillé comme cela.
Écoute, ma cousine. Veux -tu revenir en France? accepte ma main et ma fortune; je t'obtiendrai la première place vacante de vivandière à la suite de l'armée. ^^
GERTRUDE
Ma foi j'y consens; mais la parenté?...
SANS-QUARTIER
Nous n'avons plus besoin de dispense ; maintenant le pape est de nos amis.
BÉNETTO.
Moi, je n'ai pas soupe, et je n'épouse personne.
BARNABE
Eh bien! puisqu'il n'y a plus de remède, puisque le hasard a dérangé tous mes projets, je veux prendre ifion parti de bonne grâce. Prouvez tous que vous ne m'en voulez pas en vous remettant à table avec moi.
2Go J.E SOUPER IMPRÉVU.
Là , le verre à la main , vous me ferez raison. ( Sans- Ouartier Jait signe aux hussards de la suite de venir boire un coup.) Je veux si biçn vous fêter, que de retour dans votre patrie, lorsque, rassemblés autour du grand foyer, vous conterez à vos neveux vos grandes victoires d'Italie, vous égayerez votre récit en leur disant un mot du souper du chanoine.