‹ OEuvres complètesChapitre 205 sur 330 · HE NUI · texte numérisé non relu

HE NUI

Coiniiieiit ! ton oncle le marin que personne de ses parents n'a pas plus connu que son frère le défunt? s o P H I E.

Lul-nienie.

IIF.JXfll.

Mais, je le répète, il ne ta jamais vue.

SOPHIE

S'il mV'pouse, il me verra.

HEJNRI.

Folies que tout cela.

SOPHIE

Ah ! vous croyez que ce sont des folies. Eh bien î lisez cette lettre que ma mère me montra hier, et que j'ai su lui surprendre ce matin.

HEjVRI, Usant la lettre.

De Marseille, ce ■j.i) octobre.

J' acquiesce a tout y ma chère belle-sœur. Je partirai le 1*^^, j'arriverai le 12 a Landeriiau. Nous referons les scellés du pauvre Anloine qui a fait capot en mer y comme cela m' arrivera quelque jour. Le i5,j' épouserai -votre fille ; et, si le vent veut rester a V est y je m'embarque. Je veux être , deux jours après le mariage y a la hauteur du cap Finistère, sur la grande route des Indes.

Bien des choses a tous les parents que je nai jamais vus. Je veux ehavirer d'un calme plat, si nous ne. sommes tous d'une famille de réprouvés.

Nous avons toujours navigue dans des parages

SCEINE VI. y.ç)j

dif)^érenls; c'est tout au plus si, de mes frcres et sœurs , je me rappelle la figure du pauvre nojé.

Jacquks Kerlebon, <ui()itaine, coinmatidant le corsaii-e \ Expèditif.

Il E N R J .

Que iiCsL-Jl à la place de son frère, cet époiiseur iinproinplu, qui vous arrange ini mariage connue on l'ait une cargaison !

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