SCENE XI. :^ii
MADAME KERI-EBON.
Mais, mon neveu, le château vaut trois cent nulle livres.
DUPERRON
Je n'ai jamais vu de femme intéressée comme vous.
MADAME KERLEBON.
.le n'ai jamais vu d'homme plus avide.
DUPERRON
Si vous pouviez vous seule dévorer tout l'héritage...
Vous savez fort bien faire les parts à votre avantage; mais nous avons des yeux.
SOPHIE
Mais, ma mère....
DUPERRON
c'est vous qui voulez vous enrichir à mes dépens.
HENRI
Mais attendez au moins, pour vous disputer, que nous soyons au partage.
ANTOINE KERLEBON.
Oui; quand vous en serez là, je me charge du soin de vous mettre d'accord; j'arrangerai tout, de façon que personne n'aura rien à dire.
SOPHIE, bas à Henri.
11 sera bien adroit.
ANTOINE KERLEBON.
Laissons -là l'héritage de ce pauvre Antoine. Vous avez un air d'avidité.... il semble déjà que vous tenez son bien. Parlons de sa mort, de son naufrage.
MADAME KERLEBON.
Ah! ne renouvelez pas nos douleurs!
:^iu LES HERITIERS.
DUPERRON
Pourquoi cliercher à nous attrister!
Je vois que sa mort vous afflige beaucoup. ,