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SCÈNE XI

DUPERRON, Madame KERLEBON , ANTOllNE KERLEBON, SOPHIE, HENRI.

MADAME KERLEBON.

On nous apprend à l'instant que vous venez d'arriver, mon cher beau-frère, et nous accourons...

A.NT01NE KERLEBON.

Votre empressement me fait le plus grand plaisir, ma chère belle -sœur.

DUPERROIV.

Vous voyez en moi...

ANTOINE KERLEBON.

Qu'est-ce que je vois en vous?

DUPERRON

Duperron, votre affectionné neveu, fils de votre sœur Jacquette Kerlebon.

C^'est très-bien.

MADAME KERLEBON.

Vous voilà environné de votre chère famille. Mais vous ne me parlez pas de ma fdle; ses attraits ne vous ont-ils pas enchanté? vous ai-je trompé sur le portrait (jue je vous en ai fait?

ANTOINE KERLEBON.

Non, parbleu! elle est charmante,, et je l'épou.serai (|uand vous voudrez.

SOPHIE, a niadaini- Ivcilfhoii.

Ma mère!...

3io LES HERITIERS.

MADAME KERLEBON.

Taisez-vous , mademoiselle.

DUPERRON

Oui ; occupons - nous de la succession que nous allons recueillir.

MADAME KERLEBON.

C'est le plus pressé. A.ussit6t l'arrivée de Jules, il faut lever les scellés.

DUPERROJV, à madame Kerlebon.

Je tiens toujours à mon arrangement.

ANTOINE KERLEBON.

Quel arrangement?

Je vous demande si ce partage-là ne m'est pas désavantageux? Duperron, pour éviter les frais de justice , s'est avisé de faire les partages. 11 veut me donner la ferme de Kerlebon , et garder le château ; j'y consens , mais je lui demande au moins un dédommagement.

ANTOINE KERLEBON.

Et à moi , qu'est-ce que vous me donnez ? J'ai quelque droit à la succession.

MADAME KERLEBON.

Les marchandises et les vaisseaux.

ANTOINE. KERLEBON, en riant.

C'est toujours bon ; je vous remercie.

DUPERRON

Mais, ma tante, la ferme rapporte dix mille livres de rente.

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