MONALDESCHI, LAGARDIE
MONALDESCHI
O toi , de mes tourments heureux consolateur ! Ton ami dans ton sein vient épancher son cœur. Cher Lagardie. Hélas ! si je pus te les taire , Si je* t'en fis long-temps un indigne mystère. Ma sensible amitié, qui te connaît si bien. T'épargnait un chagrin qui deviendra le tien.
LAGARDIE
Et quel peut-être, ami, le sujet de ta peine ? assuré maintenant de l'hymen de la reine. Tu peux de ses bienfaits jouir en liberté , Et tout concourt enfin à ta félicité.
MONALDESCHI
Quelle est donc ton erreur sur ma haute fortune ! Cet amour, ces bienfaits, ami, tout m'importune. Si Christine m'élève au ranîr île ses amants,