‹ OEuvres complètesChapitre 237 sur 330 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

MARIE, SEULE, et regardant la pendule.

Huit heures.... et la bourgeoise ne descend pas!... Pendant ce temps-là , mon thé , mon café , tout cela se refroidit... [Elle va vers la^orte, l'ouvre et appelle.^ Madame Michelin-, le déjeuner vous attend... {Elle revient vers la table et se remet à essuyer les tasses.^ Quant à monsieur, il est sorti dès le grand matin... c'est pour des affaires , et il ne veut pas que nous l'attendions... Mais madame, elle ne se lève pas ordinairement si tard. . . Le commerce souffre de ces petites paresses-là... [Elle retourne vers la porte, et appelle.) Madame Michelin! [Elle revient, et dit en achevant de ranger r appartement): Depuis quelque temps cette femme-là a quelque chose dans la tête qui la contrarie ,

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qui la tourmente. Plus d'une fois je l'ai surprise qui pleurait, ou venait de pleurer... Elle change, elle maicrrit à vue d'œil... Tout cela n'est pas naturel. J'ai bien envie de lui demander... Non, Marie; cela ne serait pas bien. Je l'ai vue naître , elle m'aime et n'ignore pas combien je lui suis attachée.... Si son cœur renferme un secret , et qu'elle ne m'en parle pas la première , c'est qu'elle a probablement des raisons pour le taire ; l'arracher à force d'importunités , ce serait persécution et non pas amitié... Mais la voici... rêveuse... mélancolique... elle ne m'aperçoit seulement pas...

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