‹ OEuvres complètesChapitre 250 sur 330 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

MICHELIN

C\'sl singulier... Sa conversation m'a paru spirituelle, brillante ; ses manières m'ont semblé gracieuses : je lui ai trouvé le ton aisé, un air de prévenance, d'affabilité... A.u reste, j'ai bien pu me tromper, il m'était utile, et m'avait procuré l'avantage de fournir ?i son maître des ameublements considérables et magnifiques; et, sans miracle, il est possible que l'intérêt qui détermine assez communément l'opinion des bommes m'ait aveuglé sur son compte... Peut-être aussi, y a-t-il un peu de prévention de ta "part... Je veux te donner à souper avec lui, et te voir revenir à mon sentiment sur ce pauvre La Fosse.

ARMAND

A la bonne heure Mais, tu as donc des rapports

avec monsieur de Ricbelieu?

MICHELIN

Sans le connaître cependant , car je n'ai jamais parlé qu'à son homme d'affaires. Je lui ai meublé une petite maison charmante, au bout du faubourg St- Antoine.

J'en ai entendu parler... C'est - là qu'il conduit les beautés nombreuses qui ont la faiblesse de s'attacher à lui.

MADAME MICHELIN, à part.

Ah ! pourquoi suis-je ici ?

MICHELIN, fiaiement.

{.A Armand.) A propos de ces beautés nombreuses... ( // se tourne vers sa femme ) sais-tu que l'on dit , partout autour de nous . qu'il a une intrigue dans notre voisinage ?

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