‹ OEuvres complètesChapitre 270 sur 330 · DEUX OU TROIS DOMESTIQUES · texte numérisé non relu

DEUX OU TROIS DOMESTIQUES

MARIE, entre brusquement et se débat au milieu des laquais qui

veulent lempêchev d'ouvrir la porte.

Ah! mon Dieu! que d'embarras! que de peine pour parler à un homme! (^ Richelieu.) Pardi! vous avez là autour de vous des gens bien mal élevés.

RICHELIEU

Eh ! c'est toi , ma pauvre Marie ?

MADAME RENAUD, très-étonnée et à part.

Marie ! juste ciel !

RICHELIEU, à part.

La voilà donc enfin dans notre confidence... [^Aux laquais.) Retirez-vous. {A Marie.) Eh bien, ma chère Marie, dis-moi ce qui t'amène?

Une commission à faire, et je la fais. [Elle lui remet la lettre de madame Michelin.) Prenez et lisez. {Elle tire à elle un grand fauteuil^ Il faut que je m'asseye... je n'en puis plus. Il y a si loin de chez nous chez vous...

RICHELIEU, en riant.

Ne te gêne pas.

MARIE, s'étalant dans le fauteuil.

C'est ce que je fais.

RICHELIEU, bas à madame Renaud qui s'est détournée poui n'être point vue par Marie.

Cette femme que vous voyez là n'appartiendrait-

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