‹ OEuvres complètesChapitre 277 sur 330 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

RICHELIEU, La FOSSE, ARMAND.

ARMAND, tenant un paquet de lettres ouvertes.

Monsieur, voici vos lettres à signer.

RICHELIEU

Donne vite, je suis pressé... (Il signe debout.) Mais je ne vois pas la lettre sur cet homme en place que j'ai résolu de faire disgracier?

A R M A ]N D , froidement.

Je le crois bien, elle n'y est pas.

Torne l. 9/]

\oi T.\ JEUNESSE DE RICHELIEU.

RICMELIEI!.

Et pourquoi n'y est-elle pas?... Je Fai dictée.

ARMAND, plus froidement encore.

Oui , mais je ne l'ai pas écrite.

RICHELIEU

Pourriez-vous m'en dire la raison?

ARMAND

Parce qu'il s'agissait d'une action peu louable , et que j'ai voulu vous laisser le temps de la réflexion.

RICHELIEU

Clomment , une action peu louable ?

ARMAND

Je ne sais ni taire, ni farder la vérité.

RICHELIEU

Mais je vous réponds que c'est un service que je rends à ce cher homme-là. Entièrement livré à la philosophie, il est déplacé tout-à-fait à la cour. Tout l'y contrarie, et il y contrarie tout le monde. Il sera beaucoup plus heureux dans ses terres.

ARM*ANP.

Mais est-ce une raison pour lui donner un ridicule qu'il ne mérite pas, et pour le chasser de sa place?

Savez-vous, monsieur, que l'on no reste pas chez moi, lorsqu'on a la hardiesse...

ARMAND

Je vais donc en sortir de ce pas, car je ne vous parlerai jamais un autre langage... Adieu, monsieur.

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